
Bon, disons-le clairement, j’ai un caractère de merde. Mais vraiment de merde.
Genre quand on me réveille au milieu de ma sieste (que j’ai rarement l’occasion de faire), je suis ronchon et (un peu)
désagréable pour quelques heures.
Genre quand je viens de finir de ranger/nettoyer/astiquer/balayer tout l’appart et que les gnomes mettent un bordel
monumental digne d’une restitution de la guerre de Sécession dans l’appart, j’ai d’un coup les nerfs en pelote et je gueule (fort).
Genre quand y’a des abrutis qui te donnent des conseils d’éducation à la con alors que t’es en train de gérer une crise
gnomenesque, j’ai juste un peu envie de meurtre.
Il y a deux jours, après être allée chercher Tichou à l’école, j’ai quelques courses à faire.
Je descends donc le Tichou de la voiture, le préviens qu’on doit passer au supermarché (juste en bas de l’appart), et on y va. Je le vois fatigué, et déjà sur le parking il commence à me prendre
le chou, il veut faire un détour de 3km alors qu’il fait -40°C dehors (au moins) et que je suis chargée comme une mule. Après d’âpres négociations (en jeu, une boite de bonbons), il finit par me
suivre. C’est évidemment quand arrive le moment de passer en caisse que là, c’est le drame. Tichou est fatigué. Tichou ne veut pas me donner la boite de bonbons pour que je la paye. Tichou ne
veut plus bouger. Tichou veut les bras (17kg, bien entendu). Et Tichou finit par s’allonger sur le sol, ne veut plus se lever. J’essaye de discuter, de lui expliquer, d’être compréhensive. Il se
braque.
Tant pis, la caissière m’attends, il finira bien par se lever. Je paye donc mes courses, et me retrouve à l’attendre là, lui allongé de l’autre côté de la caisse.
Bon, ça commence à me gonfler cette histoire. Je ronchonne, je bougonne, je l’appelle, rien à
faire. La nana qui passait juste derrière moi à la caisse me regarde et me sort :
« Une bonne fessée, ça résout bien les problèmes ».
PARDON ??????
Je la regarde, je sens déjà la moutarde me monter au nez, le sang qui bouillonne. Je lui réponds :
« Certainement pas, mais merci pour vos conseils d’éducations complètement aberrants alors que je ne vous ais rien demandé ».
Elle insiste : « C’est vrai qu’il est mieux par terre à embêter tout le monde »
Moi : « Je ne vous ai pas sonné. C’est vrai que c’est beaucoup mieux de taper son gosse plutôt que d’essayer de comprendre ce qu’il y a. C’est vrai que c’est vraiment tellement éducatif
d’infliger une correction. Vous avez raison, je devrais faire mal à mon enfant et lui faire peur, ça a prouvé son efficacité. Maintenant merci de vous taire, parce que là, tout de suite, c’est
pas mon enfant que j’ai envie de taper ».
J’ai failli terminer par « Pétasse », mais je suis polie en vrai. Même si je l’ai pensé très fort.
Elle a eu de la chance, y’a quelques années je lui aurai fait avaler par le nez le flacon de liquide vaisselle que je venais d’acheter. Histoire de lui nettoyer le peu de neurones qui devait lui
rester.
Moralité : il est plus facile de gérer un gnome en pleine crise des 2-3-4 ans qu’une pétasse en pleine crise de la quarantaine.